Église Saint-Pierre

Histoire
Au milieu du XIe siècle, Ademar, seigneur du château disparu, (sur la photo on peut encore apercevoir le périmètre du domaine : l’église est juste au milieu), et sa femme construisent un prieuré qui fut dédié à st Pierre, (charte de 1060 du pape Nicolas II). Il fut donné à l’abbaye de Moissac vers 1070 qui le conserva jusqu’à la fin de l’ancien régime. Il disposait de revenus venant de nombreux lieux environnants. Ce fut longtemps le principal établissement religieux de la partie septentrionale de l’Albigeois. En 1356 est fondée une chapellenie. En 1860, le conseil de Fabrique signale que l’église menace de s’effondrer. Pour éviter les chutes de pierre, le curé est contraint de dire la messe dans une chapelle. De 1800 à 1880, une procession dominicale se déroule autour de l’église.
L’église actuelle, de style gothique très remanié, date du XVe s et est construite sur l’emplacement de celle de l’ancien château.
Son clocher donjon de 20 m de haut (XVe s) a conservé une meurtrière et sa tour à escalier.

Intérieur
Il a été très restauré. Il reste du XVe s le chœur à voûte d’ogives. Il a été décoré de fresques par Nicolas Greschny qui a fait don à la paroisse de la statue en bois de st Pierre, du XVIIe s, qui orne l’abside. Le tabernacle en bois polychrome, du XVIIe s, du maître autel, a été démoli pendant la guerre. Une aile en a été conservée représentant dans deux niches des figurines encadrées de colonnes torsadées et se trouve fixée au mur du chœur. Un vitrail armorié orne la chapelle des fonts baptismaux. En 1900, un particulier offre un tableau de saint Jean-Baptiste. On peut voir aussi un baptistère et un bénitier en grès.

Sur les murs de la chapelle baptismale, NicolaÏ Greschny a peint les douze apôtres avec sous chacun un énoncé du « Je crois en Dieu » en occitan.
Une très ancienne légende veut que les douze apôtres se soient retrouvés, par miracle, à Éphèse, autour de la Vierge Marie lors de sa dormition. Ils s’étaient dispersés aux quatre coins du monde, pour annoncer l’évangile : saint Pierre à Rome, saint Jacques en Espagne, saint Thomas jusqu’en Inde, et même en Chine. Avant de se séparer, toujours selon la légende, ils décident de poser les bases de leur foi commune.
Saint Pierre aurait commencé « Crezi en Dius lou pairé tot poderos », suivi par chacun des douze énonçant un point de la foi chrétienne. Ainsi aurait été constitué le « Je crois en Dieu ». En réalité l’histoire de sa composition est autre ; mais la légende est belle.
On retrouve cette même représentation à la cathédrale d’Albi. Dans le grand chœur, les apôtres y énoncent le « Je crois en Dieu » en latin.
Ici, au Ségur, le peintre a placé les apôtres sur les sarments d’une vigne dont le Christ, en bas est le cep. « Je suis la vigne, vous êtes les sarments » leur avait dit Jésus.

C’est l’apôtre saint Jean qui dit : « Nasquet de la Vierge Maria »
« Est né de la Vierge Marie ».

Sources: Gérard Soulié

http://carmaux.catholique.fr

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